Messages clés

  • Il faudrait inciter les patients hypertendus à utiliser un tensiomètre approuvé et à appliquer la bonne technique pour la mesure de la pression artérielle à domicile. La mesure de la pression artérielle à domicile est un prédicteur plus fiable d’événements cardiovasculaires que la mesure de la pression artérielle en cabinet. Les mesures à domicile peuvent permettre de confirmer le diagnostic d’hypertension artérielle, d’améliorer la normalisation de la pression artérielle, de diminuer la nécessité d’antihypertenseurs, de détecter les phénomènes de la « blouse blanche » ou de l’hypertension masquée et d’améliorer l’observance thérapeutique chez les patients qui ne respectent pas le traitement. Une boîte à outils accessible par Internet et conçue pour faciliter la prise en charge personnelle de l’hypertension par la mesure de la pression artérielle à domicile et les modifications du mode vie se trouve à l’adresse suivante : www.heartandstroke.ca/bp.
  • Les adultes ayant une pression artérielle normale élevée doivent faire mesurer la pression artérielle tous les ans. Au Canada, un adulte sur cinq a une pression artérielle à la limite supérieure de la normale (de 130/85 à 139/89 mm Hg) et jusqu’à 60 % d’entre eux seront atteints d’hypertension artérielle au cours des quatre années suivantes.
  • La pression artérielle doit être mesurée chez tous les adultes au Canada à toutes les consultations appropriées. Un adulte sur cinq au Canada est déjà atteint d’hypertension artérielle et 90 % des personnes âgées de 55 ans ayant une pression artérielle normale finiront par devenir hypertendues au cours du vieillissement normal. La pression artérielle doit faire l’objet d’un suivi systématique tout au long de la vie, chez tous les adultes.
  • Une prise en charge optimale de la pression artérielle exige une évaluation du risque global de maladie cardiovasculaire. Plus de 90 % des personnes atteintes d’hypertension artérielle au Canada présentent d’autres facteurs de risque de maladie cardiovasculaire. La reconnaissance et la prise en charge de ces autres risques (p. ex. une mauvaise alimentation, l’inactivité, l’obésité abdominale, la dyslipidémie, le diabète) peuvent aider à réduire de plus de 60 % les maladies cardiovasculaires chez les patients hypertendus.
  • Les modifications du mode de vie sont un moyen efficace d’abaisser la pression artérielle et de diminuer le risque de maladie cardiovasculaire. On peut abaisser la pression artérielle et atténuer les autres facteurs de risque de maladie cardiovasculaire en adoptant une alimentation saine, en pratiquant une activité physique régulière, en prenant de l’alcool avec modération, en réduisant l’apport en sodium de source alimentaire et, chez certains, en diminuant le degré de stress. Les professionnels de la santé peuvent, par des interventions simples, brèves et systématiques, accroître de beaucoup les chances de respect de ces modifications du mode de vie par les patients.
  • Il faut traiter l’hypertension jusqu’à l’atteinte des valeurs cibles recommandées. En général, il faut abaisser la pression artérielle à moins de 140/90 mm Hg et, chez les patients atteints de diabète ou d’une néphropathie chronique, à moins de 130/80 mm Hg.
  • Il est souvent nécessaire d’associer les traitements (médicaments et mode de vie) pour permettre l’atteinte des valeurs cibles de la pression artérielle. La plupart des patients ont besoin de prendre au moins deux médicaments antihypertenseurs et de modifier leurs habitudes de vie pour atteindre les valeurs cibles recommandées de la pression artérielle.
  • Il faut surveiller les patients dont la pression artérielle dépasse souvent la valeur cible et accroître l’intensité du traitement jusqu’à l’atteinte de cette valeur. L’atteinte des valeurs cibles de la pression artérielle nécessite un suivi régulier et une adaptation posologique des médicaments.
  • Il faut insister sur l’observance thérapeutique. Le non-respect du traitement par les patients est l’un des principaux obstacles à la normalisation de la pression artérielle. Il faudrait évaluer l’observance thérapeutique à chaque consultation, et les interventions visant à améliorer le respect du traitement devraient faire partie intégrante de la pratique clinique.

Télécharges des Messages clés