Mesure ambulatoire de la pression artérielle (MAPA)
1) Pour diagnostiquer l’hypertension, on peut se servir des mesures de la PA prises en ambulatoire (MAPA) (cote C).
2) Il faudrait envisager une surveillance ambulatoire de la pression artérielle, lorsqu’on croit que l’élévation de la pression artérielle est due à la visite médicale, chez des patients traités:
- qui n’atteignent pas leur pression artérielle cible malgré l’administration prolongée d’un traitement antihypertenseur adéquat (cote C)
- qui présentent des symptômes évoquant l’hypotension (cote C)
- qui présentent des fluctuations des mesures de la pression artérielle prises en cabinet (cote D).
3) Les médecins ne devraient utiliser que des appareils de surveillance ambulatoire de la pression artérielle qui ont fait l’objet d’une validation indépendante suivant un protocole établi (cote D)
4) On devrait envisager l’adaptation du traitement chez les patients présentant une PAS ≥130 mm Hg SBP et/ou une PAD ≥80 mm Hg en ambulatoire sur 24 heures et/ou une PAS ≥135 mm Hg et/ou une PAD ≥85 mm Hg durant la période de jour (cote D).
5) Lorsqu’on prend la décision de prescrire un traitement pharmacologique ou d’y renoncer, à la suite des résultats de la mesure ambulatoire de la pression artérielle, on devrait tenir compte de l’ampleur des changements de la pression artérielle nocturne (cote C), parce qu’une diminution nocturne de la pression artérielle inférieure à 10 % est associée à un risque accru d’épisodes cardiovasculaires.
